Le Bureau d’information et de Crédit (BIC) va collecter des informations auprès des grands facturiers

Le Bureau d’information et de crédit (BIC) va collecter prochainement des informations auprès des facturiers, notamment la SDE, SENELEC et des sociétés de télécommunications, pour mieux connaître les potentiels clients des banques et favoriser en même temps l’inclusion financière.

Le Directeur national de la BCEAO pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô qui en a fait l’annonce jeudi, a expliqué que le BIC est en concertation avec l’Etat du Sénégal, notamment la Direction de la monnaie et du crédit, pour voir les modalités pratiques afin que les factures soient déclarées.
« C’est une niche importante pour l’inclusion financière, puisque la plupart ont des factures mais n’ont pas de crédits bancaires’’, a-t-il souligné lors d’un presse au siège de l’institution, au terme d’une rencontre avec les membres de l’Association des professionnels de banques et institutions financières.
Il a lancé un appel pour qu’à cette étape, ces personnes puissent donner leur consentement afin d’être connues par le système bancaire pour bénéficier de prêts.
Ahmadou Al Aminou Lô a rappelé que le principal objectif visé par l’instauration du BIC au sein des Etats de l’UEMOA, à l’initiative de la Banque centrale, est de réduire l’asymétrie d’information sur la solvabilité des emprunteurs et améliorer le financement à moindre coût des agents économiques.
Devant la réticence de certains clients à donner leur consentement pour le partage de leurs données sur le crédit, a-t-il ajouté, le Sénégal comme d’autres Etats membres de l’Union monétaire ouest-africaine a été obligé de prendre une loi dispensant de consentement ceux qui avaient déjà un crédit.
L’impact a été notable puisque grâce à cette loi, 1077 000 nouvelles déclarations ont été enregistrées par les banques et établissements financiers.
Il y a aujourd’hui 600 mille personnes qui sont connues au Sénégal par le système bancaire et la micro finance. Des efforts sont encore à faire pour ceux qui ont eu des crédits après 2014 et qui ont encore des réticences pour permettre aux banques de partager leurs données.
Aujourd’hui, le taux de recueil de consentement pour ces personnes se situe à 22%. D’où un appel de la BCEAO pour que les clients acceptent de donner leur consentement.
Le Directeur national de la BCEAO pour le Sénégal a exhorté les clients à faire cette déclaration de consentement.
’’Le BIC avait cristallisé beaucoup d’appréhensions mais aujourd’hui qu’il est mieux connu, il est mieux accepté par les clients parce que mieux compris’’, a souligné le président de l’Association des professionnels des banques et établissements financiers (APBEF), Mamadou Bocar Sy.
’’Notre travail demande de la confiance et les informations sollicitées, c’est pour permettre aux clients d’être mieux servis’’, a-t-il précisé.
Le principal objectif visé par le BIC, opérationnel depuis février 2016, est de ‘’réduire l’asymétrie d’information sur la solvabilité des emprunteurs et améliorer le financement à moindre coût des agents économiques’’, selon la BCEAO.

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