Mot du Président du CA : Dans l’histoire de la micro finance au Sénégal et dans le monde, la Coopérative Autonome pour le Renforcement des Initiatives Economiques par la Microfinance (CAURIE-MF) occupe une place de plus en plus exemplaire et cela, grâce à la fidélité à sa mission de son personnel compétent, généreux, épris de transparence et dynamique d’une part, et à l’ambition et la détermination des femmes bénéficiaires, appelées communément les « amazones de CAURIE » à aller toujours vers un mieux-être soutenu par des crédits souples et un accompagnement de qualité, basé sur des valeurs et principes qui fertilisent et rendent fécond leur savoir- être.

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Mission - Vision

Notre mission : Contribuer durablement à la promotion économique et sociale des micro-entrepreneurs pauvres, principalement les femmes en leur offrant des produits et services financiers appropriés.

Notre vision : Être une institution de microfinance socialement responsable, financièrement viable et leader dans l’offre de services aux pauvres.

Banc villageois, comité de gestion au cours d'une réunion mensuelle

Le directeur général de Caurie Microfinance a été élu, ce jeudi 28 novembre 2013, à l’issue d’une assemblée générale, président de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Ap/Sfd-Sénégal) qui regroupe l’ensemble des institutions de microfinance du pays.

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L’Etat veut-il saquer le secteur névralgique de la micro-finance ?

Au fil des années, on a fini par admettre comme une évidence l'idée selon laquelle on ne peut pas faire confiance aux pauvres en matière d'argent. Mais s'est-on jamais posé la question opposée, et bien plus fondamentale : les banques, elles, sont-elles dignes de confiance à l'échelle humaine ? (Muhammad Yunus)

Le secteur de la micro-finance joue un rôle important dans le développement économique et social des populations. Reconnus par la Conférence des Nations-Unies comme un puissant instrument de réduction de la pauvreté, les systèmes financiers décentralisés (Sfd) sont régis, au Sénégal, par la Loi N°2008-47 du 03 septembre 2008 tirée de la Loi uniforme spécifique au secteur de la micro-finance des pays membres de l’Uemoa. En effet, la loi définit le Sfd comme «une institution dont l’objet principal est d’offrir des services financiers à des personnes qui n’ont pas généralement accès aux opérations des banques et établissements financiers, tels que définis par la loi portant réglementation bancaire et habilités, au terme de la loi le régissant, à faire ces prestations».

INCLUSION FINANCIÈRE

A ce titre, les Sfd ont une double mission (sociale  et  économique) avec un objectif d’autopromotion des populations à faibles revenus. Disposant de plus de 938 points de service disséminés à travers le pays, dont plus de 62 % sont issus du milieu rural, le secteur de la micro-finance a fini de se positionner au Sénégal comme un des principaux leviers du développement économique et social et de la lutte contre la pauvreté. En effet, avec 1.869.996 membres/clients en fin septembre 2013, la micro-finance permet à plus de 2.600.000 personnes d’accéder aux services financiers. Ses usagers viennent, pour la plupart, du secteur informel et des couches vulnérables de la population, notamment celles vivant en milieu rural. Contribuant à hauteur de 10,25 % au financement de l’économie avec des crédits de 232,80 milliards F Cfa en 2012, ce secteur a versé, en 2013, plus de 12,8 milliards F Cfa de salaires et 2.873.496.779 F Cfa de contribution (directe et indirecte) aux recettes fiscales. Si le montant des transferts payés s’élève à 185,332 milliards F Cfa, celui des transferts envoyés s’est établi, en fin 2013, à 113,790 milliards F Cfa. Il nous revient aussi que ce secteur totalise un encours de crédits de 232 milliards F Cfa en fin septembre 2013, avec 3709 emplois directs permanents créés et une contribution à la bancarisation qui est de 14,42%, soit 66% du secteur financier en 2013. Assurant une couverture totale du territoire national, le secteur de la micro-finance a permis d’améliorer très sensiblement l’accessibilité aux zones rurales et populations démunies à des services financiers de proximité. Bref, les Sfd ont beaucoup contribué à l’expansion et à la décentralisation de l’offre des services de transfert d’argent avec un maillage presque complet du territoire sénégalais. Malgré les contraintes auxquelles ils sont toujours confrontés, les Sfd constituent un important levier pour l’inclusion financière et se positionnent en partenaires de l’Etat dans sa politique de financement du développement à la base. Aussi, l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (Apsfd-Sénégal) constate-t-elle, avec beaucoup de regret, l’abrogation des articles 118 et 119 de la Loi uniforme adoptée au Sénégal depuis le 03 septembre 2008 par l’article 16 de la Loi sénégalaise N°2012-32 du 31 décembre 2012 portant diverses dispositions législatives relatives aux régimes fiscaux particuliers.

GUICHETS FERMES

Face au refus de l’Administration fiscale de transposer toutes les incitations fiscales accordées aux Institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit (Imcec) par les différentes lois régissant les Sfd au Sénégal depuis 1995, elles seraient amenées à réduire leurs offres de service, plus particulièrement aux jeunes et aux femmes des zones les plus reculées du pays. En effet, le paiement d’une patente élevée par point de service et d’une taxe sur leur refinancement (pour lesquelles elles étaient exonérées), aura comme conséquence d’aggraver leur déficit d’exploitation et les contraindrait à se recentrer vers des zones et segments de populations plus rentables. De plus, le paiement par la clientèle des institutions de micro-finance de droits d’enregistrement sur les conventions de crédit ou de garantie aura pour conséquence de renchérir le coût du crédit (forte augmentation des coûts de transactions supportés par une clientèle pauvre) et de retarder davantage sa mise en place, du fait de l’éloignement de la majorité de nos points de services des zones urbaines, donc des services déconcentrés des Impôts et Domaines. De 2008 à 2013, la contribution des Sfd du Sénégal aux recettes fiscales est évaluée à 10.416.902.554 F Cfa. C’est pourquoil’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (Apsfd-Sénégal) déplore, après plusieurs démarches et demandes d’audience sans suite, l’application inopportune et injuste de la Taxe sur les activités financières (Taf) aux opérations qu’ils effectuent avec les banques, au moment où celles entre banques et établissements financiers en sont exonérées. Pour les Sfd, il s’agit d’une omission du nouveau Code général des impôts (Cgi) qu’il convient de rétablir. Et, selon les acteurs de la micro-finance, l’article 402, alinéa 1, du Cgi doit être modifié pour consacrer l’exonération de Taf des opérations entre les Sfd et les banques et établissements financiers. En attendant, la circulaire d’application du nouveau Cgi pourra assimiler les Sfd aux établissements financiers. D’ailleurs, le secteur, qui menace de fermer ses guichets, si rien n’est fait par les pouvoirs publics, dit prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur les conséquences néfastes que le maintien de telles mesures pourrait avoir sur les populations et sur l’économie.

 

PAPA SOULEYMANE KANDJI (rewmi.com)

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